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Jean Castex veut régler à court terme le dossier des retraites  

« La crise a aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite. Je souhaite reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux, c’est indispensable », explique le premier ministre dans un entretien au « JDD ».

Le nouveau premier ministre, Jean Castex, souhaite conclure le « Ségur de la santé » « la semaine prochaine » et régler « à court terme » le dossier des retraites, affirme-t-il dans un entretien publié le 5 juillet dans le Journal du dimanche (JDD), où il prévient ne pas croire « au consensus mou ».

« Des décisions essentielles sont sur la table. L’emploi, évidemment, qui dans le contexte actuel requiert une mobilisation de tous dans le cadre de la nouvelle donne sociale lancée par le président de la République. Le soutien aux soignants et la transformation de notre système de santé dans le cadre du “Ségur” que je conclurai la semaine prochaine », a-t-il déclaré.

Faute d’accord avec les organisations syndicales, le gouvernement de son prédécesseur Edouard Philippe avait décidé jeudi de prolonger de quelques jours le « Ségur de la santé », alors qu’une enveloppe de 7 milliards d’euros se trouve sur la table pour les salaires des soignants.

« Nouvel agenda social »

« Le plan de relance doit être finalisé. A quoi s’ajoutent les réformes qui étaient dans les tuyaux sur les retraites et sur l’assurance-chômage. Et celle de la dépendancequi devra venir ensuite et qui correspond à une nécessité. Tous ces sujets sont directement impactés par la crise, ce qui nécessite de les reprendre dans un cadre concerté et avec une cohérence d’ensemble » , a-t-il ajouté.

Interrogé sur les inquiétudes des syndicats concernant la réforme des retraites, il a affirmé que « dire qu’on va réexaminer un sujet, ce n’est pas se renier. C’est montrer notre capacité d’adaptation aux nouvelles circonstances, qui sont douloureuses ».

« Par exemple, la crise a aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite. Je souhaite reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux, c’est indispensable. Arriverons-nous à régler ces dossiers à court terme ? C’est mon souhait », a-t-il dit.

« Nous devrons nous fixer un nouvel agenda social », at-il poursuivi, affirmant espérer un « compromis, qui n’est pas une compromission », pour sauver les régimes de protection sociale. « Je ne crois pas au consensus mou »

Il a défini sa méthode comme « un mélange de volontarisme et d’expérience, avec le souci de rassembler ». « Mais, attention, je ne crois pas au consensus mou. Le temps est à l’action » a-t-il averti.

Il a dit mettre « les bouchées doubles » avec Emmanuel Macron pour annoncer au plus vite la composition de son gouvernement. Répondant aux rumeurs sur une équipe resserrée autour de grands pôles principaux, il a affirmé ne « pas être sûr que des périmètres trop étendus soient forcément la garantie d’une plus grande efficacité » . Après la forte percée verte aux municipales, il a répété que l’écologie n’était « pas une option ».

«C’est une obligation », a-t-il ajouté. Il entend « accélérer » les décisions en listant « avec les acteurs locaux tout ce que l’on peut faire immédiatement », comme la lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau, contre l’artificialisation des terres, pour l’isolement thermique, les toitures photovoltaïques, ou le bien-être animal.

Ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée du temps de Nicolas Sarkozy, M. Castex, qui vient de rendre sa carte des Républicains, s’est dit « peu attaché aux affaires des partis » mais a estimé «naturel » de s’inscrire « sans ambiguïté » dans la majorité présidentielle ; car « celui qui accepte de devenir premier ministre est, par vocation, le chef de la majorité : c’est son devoir de l’animer et de l’associer ».

Alors que ses détracteurs le voient comme un simple exécutant de la volonté présidentielle, il a souligné qu’il n’entrait « pas dans les intentions du chef de l’Etat de faire de [lui] un subordonné voué aux tâches secondaires ». Et de poursuivre : « Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de “collaborateur”. »

 

Source : Le Monde avec AFP

 
Créé le 14/09/2020

Coronavirus : la marche à suivre pour se faire tester  

Jérôme Salomon a dévoilé la démarche à effectuer pour se faire tester avec un nouvel outil pour trouver les centres près de chez soi. Il en existe 3000 en France.

 

Pour un déconfinement réussi, les tests de dépistage sont indispensables. Jérôme Salomon l'a rappelé mardi lors du point presse quotidien sur la progression de la pandémie dans le monde et en France, en soulignant par ailleurs que les tests virologiques sont désormais prescrits à toutes les personnes craignant d'avoir été infectées par le coronavirus, rapporte notamment le HuffPost.

 

"En cas de doute, il faut consulter son médecin traitant ou un généraliste pour se faire prescrire un test. Une fois le test prescrit, prenez immédiatement rendez-vous et isolez-vous", a-t-il alors conseillé. Si besoin de test, le Directeur général de la Santé a dévoilé la plateforme santé.fr qui permet de trouver le centre de dépistage le plus près de son domicile.

 

Prendre rendez-vous

 

Il suffit d'entrer son code postal et les centres de prélèvement les plus proches apparaissent sur une carte. Par exemple pour Bordeaux, on en compte 18 dans et à côté de la ville. En tout, il y en a "3000 en France, disponibles sur l'ensemble du territoire", précise Jérôme Salomon.

 

L'internaute peut ensuite choisir le centre de son choix en cliquant dessus. Il sera redirigé vers une page avec toutes les informations afin de prendre son rendez-vous (horaires, téléphone, adresse). Si la personne se fait dépister sur ordre du médecin, elle doit apporter son ordonnance, mais si elle a été appelée par l'Assurance Maladie dans le cadre de la recherche des personnes contacts, le centre aura accès automatiquement à la prescription.

 

Résultats en 24 heures

 

Après s'être fait tester, les résultats sont disponibles sous 24 heures, ajoute-t-il. "Si l'on est positif, on est contacté un jour après le test par l'Assurance maladie pour identifier les personnes contacts. Elles devront se faire dépister immédiatement et sans prescription médicale si elles vivent avec le malade, et à J+7 pour celles qui ont eu un contact avec lui".

 

Ces tests permettent de savoir si on est actuellement atteint par le virus, contrairement aux tests sérologiques qui peuvent, eux, détecter la présence d'anticorps afin de savoir si on a déjà été en contacta avec le virus. Ceux-là seront proposés à "tous les soignants" dès la semaine prochaine, a aussi affirmé le DGS. 

 

Source : l’Express.fr

 
Créé le 22/05/2020

Le gouvernement souhaite créer une "cinquième branche" de la Sécu consacrée à la perte d'autonomie  

Cette cinquième branche viendrait en complément des quatre existantes (maladie, accidents du travail, retraite, famille) pour couvrir les risques de la vie liés à la perte d'autonomie et au handicap.

 

Le gouvernement va proposer la création d'une cinquième branche de la Sécurité sociale pour faire face aux dépenses liées à la perte d'autonomie, indiquent des projets de loi relatif à la dette sociale envoyés mardi 19 mai au soir aux partenaires sociaux, consultés par plusieurs médias dont Les Echos et l'AFP.

 

Dans ces deux projets, le gouvernement dit vouloir "mener les travaux conduisant à la création d'un risque spécifique relatif à la perte d'autonomie", en définissant dans un rapport "les modalités de création de cette nouvelle branche dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021". Ce rapport sera remis au Parlement "au plus tard le 30 septembre 2020", est-il précisé.

 

Si elle était instaurée par la loi, cette cinquième branche viendrait en complément des quatre branches existantes (maladie, accidents du travail, retraite, famille) de la Sécurité sociale pour couvrir les risques de la vie liés à la perte d'autonomie et au handicap.

 

L'utilisation de la CSG réorientée

 

En outre, pour anticiper une hausse des dépenses liées à l'avancée en âge, ces projets de lois prévoient d'augmenter le financement de la dépendance en réorientant, à partir de 2024, 2,3 milliards d'euros de CSG depuis la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) vers la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) qui gère les fonds dédiés à la dépendance et au handicap.

 

"La crise sanitaire a mis particulièrement en lumière les limites de notre système de prise en charge des personnes âgées. C'est pourquoi le gouvernement s'engage à réaffecter une recette spécifique supplémentaire au financement de la prise en charge de la dépendance à hauteur de 0,15 point de CSG, soit 2,3 milliards d'euros", précise l'exposé des motif du projet de loi.

 

Une somme qui risque toutefois d'être insuffisante. Une concertation avec les partenaires sociaux devrait être organisée pour trouver des "conditions de financement à plus court terme".

 

Source : France Info – 20 mai 2020

 
Créé le 22/05/2020

Qui sont les 20 000 Français morts du Covid-19 ?  


L'épidémie de coronavirus touche davantage les hommes que les femmes. Elle se place déjà parmi les catastrophes sanitaires les plus meurtrières depuis 50 ans.
En franchissant le seuil des 20 000 morts -20 265 lundi soir soit 12 513 à l'hôpital et 7 752 dans les Ehpad -, l'épidémie du Covid-19 est l'une des catastrophes sanitaires les plus coûteuses en vies humaines qu'ait connue la France durant ces cinquante dernières années. D'autant que ce bilan n'est que provisoire, 5 683 patients étant encore hospitalisés en réanimation à ce jour, où la mortalité due au Covid-19, selon les différentes études, est estimée, en moyenne, à 50 %. Pour ceux qui évoquaient « une grippette » au début de l'épidémie, rappelons que, selon l'Institut Pasteur, la grippe tue chaque année entre 10 000 et 15 000 personnes en France. Dans un passé récent, le Sras en 2003 et la grippe H1-N1 en 2009 n'ayant causé qu'un nombre limité de victimes (323 pour la grippe H1-N1 et un pour le Sras), il faut remonter à la canicule de 2003 pour trouver le dernier bilan sanitaire le plus élevé, estimé à 15 000 morts par les épidémiologistes Antoine Flahault et Denis Hémon.

Seule situation comparable à celle de l'épidémie qui sévit aujourd'hui, la grippe de Hongkong, il y a cinquante ans. À l'époque quasiment passée sous silence par la presse, les scientifiques et les autorités, elle a tué 31 226 Français en décembre 1969 et janvier 1970, selon l'étude rétrospective d'Antoine Flahault publiée
en 2003. La mortalité de la grippe asiatique en 1957 et 1958 est beaucoup plus difficile à établir en raison de la mauvaise qualité des données de l'époque, mais elle se situerait, au plus bas, autour de 15 000 décès, les chiffres supérieurs (jusqu'à 100 000 morts) n'ayant jamais été validés par des études fiables.

75 % des morts ont plus de 75 ans 

Le portrait type de la personne décédée du Covid-19 en France est ainsi dressé dans le dernier bulletin hebdomadaire de Santé publique France : l'âge médian des décès se situe à 84 ans (75 % avaient 75 ans et plus), 56 % étant des hommes. Dans 67 % des cas, des comorbidités sont rapportées (43 % pour les pathologies cardiaques, 26 % pour l'hypertension artérielle). Enfin, « 2 % des personnes décédées ne présentaient pas de comorbidité et étaient âgées de moins de 65 ans ». Ce sont donc ? comme pour la grippe ou les canicules ? les personnes âgées qui payent le plus lourd tribut à cet épisode épidémique. Près de 40 % des décès en France ont eu lieu dans les Ehpad (7 649), chiffres qui n'étaient pas inclus dans les premiers bilans annoncés par le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Rappelons que, en 2019, 612 000 personnes sont mortes en France. Les principales causes de décès, selon l'Inserm, dans une analyse portant sur la mortalité entre 2000 et 2016, sont les tumeurs, 29 %, soit en 2016, 168 000 décès (sur 579 000) et les maladies cardiovasculaires (24,2 %), soit 140 000 décès. 

Concernant la mortalité liée au Covid-19, à ce jour, la France se situe au quatrième rang derrière les États-Unis (42 000 décès), l'Italie (24 000), l'Espagne (21 000). Elle est suivie par le Royaume-Uni avec 16 500 décès, où ceux survenus dans les maisons de retraite ne sont pas encore connus officiellement.



Source : François Malye – « Le Point »

 
Créé le 01/05/2020