Retraités : à partir de 2019, 300 000 personnes n’auront pas à payer la hausse de la CSG, Dernières nouvelles La CFR fait le choix des décideurs publics et des médias

Depuis quelques mois, les conditions de vie dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPAD) sont signalées dans les médias. Le manque de soins et d’attention portés aux résidents, les cadences infernales imposées aux aides-soignantes sont régulièrement pointés du doigt. Symptômes de ce malaise des grèves ont éclaté en cours de l’année 2017, débouchant sur un mouvement national le 30 janvier 2018, soutenu par une pétition qui a récolté plus de 300 00 signatures. Un constat accablant de la situation !

 

 Une colère aussi des salariés exprimant leur souffrance de ne pas pouvoir faire mieux et plus. Sombre tableau qui ne doit pas occulter le travail efficace du personnel dans de nombreux établissements et la belle humanité qui s’y exprime en dépit du travail difficile.

 

 Les capacités d’accueil ont bien augmenté ces dernières années (+6% de 2011 à 2015), mais elles restent insuffisantes car la demande (+7%) est supérieure à l’offre. Le profil des résidents a changé. Le maintien à domicile étant encouragé, l’âge d’entrée en établissement a reculé et les personnes arrivent plus dépendantes qu’auparavant.

 

Les besoins d’accompagnement sont de fait plus importants et l’augmentation des moyens accordés au secteur n’a pas suffi. En outre le niveau d’encadrement est très bas en France, en moyenne, 5,5 soignants pour 10 résidents contre 11 pour 12 dans les pays scandinaves. Particularité chez nous, les directeurs d’EHPAD, qu’ils soient publics ou privés, ne sont pas décisionnaires, ce sont les Agences  Régionales de Santé et les départements qui financent l’embauche des soignants.

 

 Comment améliorer la situation ? 

 

L’équation du problème s’avère compliquée car il faut d’abord accompagner l’évolution démographique.

Nous avons 1,4 millions de personnes de plus de 85 ans aujourd’hui, et en 2030, dans une dizaine d’années, cette population aura sans doute doublé. Pour garder la même qualité de soins, il faudra mécaniquement doubler les budgets. De surcroît la dépendance des résidents évolue, en particulier, la dépendance psychique progresse. L’enjeu est considérable ! On peut au passage regretter la suppression du portefeuille ministériel traitant de l’avancée en âge.

Qu’importe nous avons tous à fédérer nos efforts. Outre les budgets, donc les impôts, la contribution des appelés au service national à venir, nous aurons à muscler l’accompagnement humain par des initiatives de bénévoles visiteurs.

La maltraitance est inexcusable. 

Sachons toutefois raison garder et reconnaissons d’abord la prépondérance du dévouement des professionnels dans les 7400 EHPAD accueillant 600.000 résidents. N’oublions surtout pas qu’il est urgent d’agir !

 

(Source : Document UFR « CDCA-Le Lien » Juillet 2018)

 

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